Sweden Rock Festival 2019

Friday, 16 November 2018

CD Critics: Burning Witches - Hexenhammer (2018)


(French Only!!)


CD Critics

Burning Witches – Hexenhammer (Ltd.Ed) (2018)

Le groupe:
Seraina Telli – Voix
Romana Kalkuhl – Guitare
Sonia Nusselder – Guitare
Jeanine Grob – Basse
Lala Frischknecht – Batterie

Les chansons:
01 - The Witch Circle
02 - Executed
03 - Lords of War
04 - Open Your Mind
05 - Don't Cry My Tears
06 - Maiden of Steel
07 - Dungeon of Infamy
08 - Dead Ender
09 - Hexenhammer
10 - Possession
11 - Man-Eater
12 - Holy Diver (Dio cover)
13 - Self Sacrifice (Bonus Track)
14 - Don't Cry My Tears (Acoustic Version) (Bonus Track)

Genre: Heavy Metal/Power Metal

Fondé en 2015 en Suisse par cinq jolies demoiselles et qui officient dans un excellent mélange entre le heavy métal et un gros power métal très couillu. Le mot peut être ironique quand on parle d’un groupe constituer uniquement de femme, mais dès leur premier album qui est paru en 2017, un album éponyme qui nous offrait 10 chansons avec de puissantes rythmiques et extrêmement rageuses. Ces femmes du métal nous en aisément prouver qu’avec ce premier jet, qu’ils avaient leur place dans un monde d’hommes, sans paraitre sexiste, au contraire, je trouve qu’elles ont vraiment leur place dans le heavy métal. Il n’aura fallu qu’un an pour que leur nouvel album qu’est Hexenhammer. Comme on dit toujours que le deuxième album définit une carrière en musique et qui semble que ces dames du métal Helvète soient amplement très inspirées et en rage de composition, allons de ce pas voir ce que renferme Hexenhammer de la part de Burning Witches.

L’album débute avec l’intro The Witch Circle, une entrée douce et narrative aux voix féminines, légèrement sombre qui nous emmène vers Executed. Dès le départ, double caisse, guitare très heavy, une rythmique vraiment orientée vers un Judas Priest des belles années. Une voix très heavy et puissante. Des guitares surexcitées qui incluent des parties mid-tempo à certains moments et d’un solo vraiment convaincant. De la puissance garantie d’entrée de jeu. Lords of War est un peu plus lent dans son approche et nettement plus proche d’un heavy métal typé, la voix de la chanteuse est nettement plus douce. La pièce contient des parties vocales qui me font penser à Doro et qui pourront être chantées par tous en concert. Vous aimerez c’est garanti. Open Your Mind revient vite avec un cri de mort provenant de la chanteuse et des rythmiques plus rapides. Un refrain qui reste quand même ancré dans la tête, ce qui est bon signe. Le jeu des guitares est tout simplement efficace et dynamique. La batterie offre une belle série de changements de rythme, tantôt avec la double caisse, tantôt avec un rythme plus soutenu. Encore une fois une belle pièce de pur métal. Don’t Cry my Tears est une ballade qui nous offre une belle pause à la suite de la déferlante de rythme effréné des pièces précédentes. Douce et calme avec une belle voix. Maiden of Steel nous ramène à du bon heavy métal de belle facture. Un excellent jeu des guitares et un rythme qui se casse à certains moments mais sans jamais perde de sa puissance. Une voix plus rageuse et accompagner de back vocaux. Une pièce un peu plus sombre certes, mais entrainante. Dungeon of Infamy est un interlude qui nous emmène directement à Dead Ender. Dès les premières notes, on se laisse aisément emporter dans sa rythmique. Encore une fois le jeu des guitares est vraiment bien exécuté et offre une atmosphère très plaisante à écouter. Hexenhammer qui est la pièce titre de l’album et nous démontre toute la puissance et la rage que ces femmes ont en elle. Une chanson vraiment rythmée et puissante d’un pur power métal. Impossible de rester indifférent et de ne pas headbanger. Des parties plus mélodiques à certains endroits mais sans jamais dénaturer la puissance dégagée par les guitares. Possession est ultra-rapide d’entrée avec des jeux de guitare fort bien jouer. Une voix rageuse lors des rythmiques rapides mais qui peut changer très vite en voix plus claire. C’est certainement une chanson construite pour la scène. Man-Eater qui a un début plus lent mais qui provoque un headbang garanti. Du côté vocal, on pourrait dire que la chanson est une sorte de narration chanter. Vraiment intéressant comme concept. Les riffs des guitares sont super et nous offrent différentes nuances durant la pièce. Encore une fois, une batterie fort bien exécuter qui va dans diverses directions. Comme le groupe nous l’avais offert dans son album précédent avec Jawbreaker de Judas Priest, ici Burning Witches s’attaque à un classique de Dio qu’est Holy Diver. Il est très intéressant d’entendre cette chanson d’anthologie du métal chanter par une femme. Le groupe offre un grand respect à la chanson et est fortement bien interprété. Self Sacrifice est une chanson bonus sur la version limitée d’Hexenhammer. Une chanson avec des rythmique plus saccadé mais toujours aussi efficace. Encore une voix chapeau au chant qui est divin. Encore de belles parties plus mélodieuses provenant des guitares à certains moments. L’album se termine avec la version acoustique de Don’t Cry my Tears qui est la ballade citée plus haut. La pièce demeure toujours douce mais a la différence que cette fois-ci, il n’y a que la guitare et aucuns autres instruments qui accompagnent la chanteuse.

Burning Witches nous confirme avec Hexenhammer, qu’elles sont sérieuses dans leur démarche artistique et qu’elles sont là pour s’imposer de forte manière. Hexenhammer contient d’excellentes chansons dont la moitié pourrait aisément se retrouver en mode concert avec une efficacité redoutable. Une voix qui peut aussi devenir très rageuse et d’un clin d’œil nettement plus mélodieuse sans jamais perdre en force par les rhythmiques imposés de la part des instruments. De fortes guitares très solide qui peuvent changer de rythme sans avertissement. De beau moment de douceur amalgamé a des rythmiques effrénées. La section rythmique joue un rôle prépondérant dans la puissance de chacune des chansons et la double caisse claire caractéristique au power métal est tout simplement parfaite. Je crois qu’avec cet album, beaucoup d’hommes auraient à apprendre des filles de Burning Witches. Pour tout amateur de heavy métal, de speed métal et de power métal, cet album vous est fortement recommandé.

Ma Note: 9/10

 
Critique CD par Alain Labonte
©Québec-Métal
 

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