Tuesday, 11 December 2018

CD Critics: Metal Church - Damned If You Do (2018)




Critique CD

Metal Church - Damned If You Do (2018)

Le groupe:
Mike Howe – Voix
Kurdt Vanderhoof – Guitare
Rick Van Zandt – Guitare
Stet Howland – Drums
Steve Unger – Basse

Les chansons:
01 - Damned If You Do

02 - The Black Things

03 - By the Numbers

04 - Revolution Underway

05 - Guillotine

06 - Rot Away

07 - Into the Fold

08 - Monkey Finger

09 - Out of Balance

10 - The War Electric

Genre: Heavy Metal/Thrash Metal

Metal Church est un groupe de heavy thrash Américain qui n’a plus vraiment besoin de présentation, dont sa renommée vient des années 80 avec trois excellents albums. Le premier étant Metal Church en 1984, The Dark (1986). Deux albums chantés par le regretté David Wayne. Après huit albums, le groupe nous revient en 2016 avec XI qui, selon moi, revenait à l’origine sonore du groupe. Aujourd’hui, le groupe nous revient avec Damned if you Do que nous allons découvrir de ce pas.

Damned if you Do ouvre l’album avec des chants tribaux qui vont revenir tout au long de la pièce. On y retrouve un son lourd provenant de la batterie et un chant tranchant, qui est la marque de commerce du groupe, et des guitares avec des rythmiques bien heavy qui se mélangent à merveille avec de belles atmosphères plus nettes provenant de la guitare. The Black Things offre un tempo plus lent, mais tout aussi efficace. La voix demeure néanmoins criarde, mais plus basse au niveau de son interprétation. La guitare nous apporte un bel aspect mélodique sans jamais perdre en puissance. By the Numbers est nettement plus heavy, frôlant même le thrash à certains moments. Le chant est vraiment haut perché et criard. Une rythmique qui ne change pas trop mais qui demeure très heavy. Le son des guitares est plus clair et le solo est délectable. Revolution Underway est à classer dans un registre purement heavy métal. C’est une pièce qui saura ravir plusieurs amateurs qui aiment chanter les chansons. Les guitares sont plus mélodiques et offrent une atmosphère très agréable et, encore une fois, un excellent solo nous est offert. Guillotine revient avec une rythmique plus dure et plus rythmée dans son ensemble. Un excellent thrash. Une batterie survoltée et des guitares qui gardent un tempo vraiment rapide avec des riffs acérés. Un chant bien interprété accompagné de back vocaux. À certains moments de la chanson, on peut même y ressentir un coté plus jazzy avec de belles atmosphères provenant de la guitare. Rot Away garde le cap d’un gros métal lourd et puissant. La rapidité du rythme est au rendez-vous. Un chant très convaincant. Cette dernière forcera un headbanging assuré. Grace à une batterie rapide et directe, Into the Fold offre elle aussi un coté heavy et il s’y dégage une belle énergie plus sombre. Les guitares sont tout simplement puissantes et offrent différentes sonorités, mais aussi différents rythmes. Encore une fois un solo fort bien fait. Une chanson vraiment bien ficelée. Monkey Finger est dur pur métal avec une rythmique vraiment dynamique et soutenue. À son écoute, cela me ramène directement vers un métal des années 80. Je me suis laissé prendre au jeu de bouger mon corps et quasiment danser lors de son écoute. Une chanson qui devrait faire fureur sur scène. Out of Balance avec un rythme nettement plus rapide, est encore très heavy, mais de belles nuances ressortent des guitares. Les changements de rythmique sont efficaces et que dire encore de la voix qui se mélange à merveille avec les back vocaux. The War Electric est la dernière chanson de l’album. De très bon riffs provenant des guitares, une batterie puissante et lourde. Du côté vocale, c’est du lourd, le chant est à son apogée allant dans les très hautes notes. Une super chanson pour terminer un très bon album.

Les amateurs de Metal Church ne seront pas trop dépaysés avec Damned if you Do. Des guitares à la fois puissantes, mais aussi mélodique, à plusieurs endroits, mais qui inclue aussi de très bon solo. La batterie est fort solide et offre différente rythmiques dans l’ensemble du jeu. Une basse très audible et bien joué et que dire de la voix de Mike Howe, tout simplement parfaite. Il peut être très sombre dans sont chant, autant que dans les hautes et très criarde. Cet album comporte de belles variantes au niveau des compositions et c’est ce qui fait le charme de Damned if you Do. L’ensemble des compositions vont autant vers un heavy métal typé années 80, qu’un bon métal lourd et dur et qui peut aussi se transformer en thrash métal. Une belle production avec un son nettement plus net et épuré.

Ma Note: 8/10


Damned if you Do Vidéocliphttps://www.youtube.com/watch?v=Zy5q7bxzy0w 
By the Numbers Vidéocliphttps://www.youtube.com/watch?v=SZTPkSdOF5U 
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Critique CD par Alain Labonte
Correction de Texte par Annick Pelletier
©Québec-Métal

Wednesday, 5 December 2018

CD Critics: Darkaeon - The Shattered Monolith (2018)




Critique CD

Darkaeon - The Shattered Monolith (2018)

Le groupe:
Émile Sylvestre – Guitare Lead
Michael Ménard – Guitare Rythmique
Hugo Mc Sween – Voix
Alexandre Mirandette – Basse
Yanick Lemieux – Drums

Les chansons:
01 - Ignite

02 - The Shattered Monolith

03 - In the End

04 - Throne of Thy Sins

05 - Hourglass

06 - Elegy

07 - The Observer

08 - Ocean

Genre: Métal Progressif/Groove Métal/Mélodique Death

Pour ceux et celles qui ne connaissent pas encore Darkaeon, c’est un groupe de la belle région de Lanaudière au Québec. Le groupe pioche dans un registre provenant de divers styles de métal. Leur premier album, Nihilism, qui est paru en 2014, nous faisait découvrir un groupe talentueux avec un très bon niveau de composition. Comme l’adage le dit dans le milieu de la musique, le deuxième album est le véritable test. The Shattered Monolith nous arrive quatre ans plus tard et il me tarde de le découvrir avec vous.

Ignition ouvre le bal avec des guitares en sourdine et qui montent en volume. On ressent immédiatement un coté très prononcé vers un métal très progressif, mais avec un certain groove. De belles ambiances très épurées viennent agrémenter le tout. Le jeu des guitares est tout simplement sublime et très varié dans les rythmiques. Une très belle voix qui peut aisément passer d’un coté net et clair à certains passages plus growl. Un très bon début d’album. The Shattered Monolith, qui est la pièce titre de l’album, nous offre un rythmique plus rapide tout en demeurant dans un style progressif. La voix est légèrement plus agressive. Même si le rythme devient plus saccadé à certains moments, l’ensemble de la pièce et l’atmosphère qui s’en dégage demeurent néanmoins très savoureux à mes oreilles. In the End, avec un piano d’entrée de jeu et une guitare qui nous apporte une sonorité vraiment agréable, n’est pas totalement une ballade, mais son rythme est plus lent mais très convaincant, surtout grâce au jeu de la batterie, mais surtout au niveau vocal de Hugo Mc Sween. Les atmosphères qui se dégagent de l’entièreté des instruments est planant à certains moments tout en gardant quand même une certaine base très heavy. Throne of Thy Sins reste légèrement dans le même rythme lent, mais groovy avec un fort penchant pour le progressif. Les guitares sont tout simplement magistrales et leur niveau d’exécution est parfait. Le rythme est super bon et la basse apporte ce petit côté groovy et jazzy fort intéressant. Du coté de la voix, il y a un bon mélange entre voix douce, agressive et growl. Hourglass est plus heavy dans sa rythmique, mais il en demeure tout de même un aspect plus technique et saccadé dans son exécution. Certains passages sont plus agressifs et la voix growl vient faire certaines incursions dans la chanson. Une composition de haut niveau pour des musiciens de haut niveau. Elegy est l’exemple même des mélanges de styles dont le groupe se sert comme inspiration première. Double caisse qui roule fortement à certains endroits, un son plus jazzy et une batterie qui va dans tout les sens au niveau de son interprétation. L’ensemble demeure progressif, mais avec beaucoup de couilles. The Observer nous offre dès le départ de superbes atmosphères dans le son. Un rythme plus planant dans l’ensemble sonore, mais qui est fort bien fait. Des rythmiques très heavy se mélangent bien à l’aspect plus progressif de la pièce. Le niveau d’exécution des guitares est tout simplement magistral. Ocean est la dernière chanson de l’album et elle est la plus longue avec ses treize minutes. Un début vaporeux et calme se transforme très vite en rythme nettement plus heavy. Les guitares nous offrent des sonorités absolument hallucinantes et de qualité. Dans cette pièce, le groupe va dans toutes les directions et nous démontre sa capacité de maitrise de leurs instruments.  Je ne pouvais pas demander mieux pour une fin d’album.

Darkaeon avec The Shattered Monolith m’a complètement  jeté par terre. Le niveau de composition de cet album est tout simplement hallucinant. C’est huit chansons de très grandes qualités. Que dire des musiciens, deux guitaristes qui maitrisent à la perfection leurs instruments et qui nous offrent de savoureuses sonorités. N’oublions pas le coté d’exécution très technique de la batterie. La basse nous apporte un aspect plus groovy et jazzy qui est fort agréable. La voix est magnifique et peut se transporter dans divers registres de métal. Darkaeon passe aisément le test du deuxième album et peut même se targuer de pouvoir jouer dans la cour des grands. Une production en béton signée Chris Donaldson (Cryptopsy) et enregistrée au studio The Grid à Montréal. Québec-Métal recommande fortement d’acheter cet album qu’est The Shattered Monolith.

Ma note: 10/10


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Critique CD par Alain Labonte
Correction de texte par Annick Pelletier
©Québec-Métal

Thursday, 29 November 2018

CD Critics: Unearth - Extinction(s) (2018)



Critique CD

Unearth - Extinction(s) (2018)

Le groupe:
Trevor Phipps – Voix
Ken Susi – Guitare
Buz McGrath – Guitare
Chris O'Toole – Basse
Nick Pierce – Drums

Les chansons:
01 - Incinerate
02 - Dust
03 - Survivalist
04 - Cultivation of Infection
05 - The Hunt Begins
06 - Hard Lined Downfall
07 - King of the Arctic
08 - Sidewinder
09 - No Reprisal
10 - One with the Sun

Genre: Metalcore/Metal

Souvent quand on parle de métalcore et surtout des groupes qui viennent de Boston (U.S.A.,) le premier nom qui nous viens à l’esprit est Unearth. Depuis la sortie de The Stings of Conscience (2001), le groupe n’a cessé de nous impressionner avec des sorties d’albums de qualité dont : III: In the Eyes of Fire (2006) ou The March (2008). Écumant tous les pays du monde avec d’incessante tournée en première partie ou en vedette. Leur dernier album Watchers of Rule (2014) avait reçu de très bonne critique a l’époque, mais il aura fallu quatre ans a Unearth pour nous pondre un nouvel album qu’est Extinction(s). Alors ne perdons pas de temps et découvrons ensemble ce que contient ce nouveau méfait d’Unearth.

Avec Incinerate comme première chanson, pas de pause ni d’intro, c’est un metalcore qui nous est jeté en pleine face. Un groove lourd très puissant avec un jeu de guitare qui apporte de belle harmonie. Un rythme qui se casse a dans certaines parties de la chanson mais qui ne dénature aucunement l’ambiance de la chanson, du très bon heavy qui nous prépare pour la deuxième pièce qu’est Dust. Un début typé plus métal que metalcore, mais comme le groupe ne renie pas son style, les riffs des guitares deviennent très rythmés avec une voix growl très puissante et convaincante. Des breaks down solide et bien exécuté. Ont ne peut s’empêcher d’headbanger. Survivalist est le genre de chanson qui va énerver les fans de metalcore et qui ne pourront plus cesser de se frapper les épaules dans un moshpit. Plusieurs changements de rythme mais l’ambiance général et demeure très agressive. Cultivation of Infection a un départ plus lent avec un simple son de guitare et un son d’atmosphère comme trame de fond. Mais le rythme redevient vite déjanté et agressive tout en gardant une certaine partie plus mélodieuse provenant de la guitare. La voix demeure toujours très puissante, mais surtout agréable à écouter. The Hunt Begins avec ces guitares sous accordés, nous apporte une certaine lourdeur dans la chanson. Le rythme demeure quand même très rapide. Comme dans les chansons précédentes, il y a toujours une petite partie de mélodie provenant de la guitare. Hard Lined Downfall est complètement déjanté dès le départ, cette pièce va tout détruire sur son passage. Très agressive et ultra rapide. La voix growl et très criarde est époustouflante. Une chanson directement conçue pour être jouer sur scène. King of the Arctic débute avec plus de douceur malgré les rythmes saccadé provenant des guitares. L’ensemble des instruments offrent quand même une certaine lourdeur qui va vite se transformer en rythme effréné et extrêmement heavy. Le jeu de la batterie est vraiment impressionnant. Sidewinder nous apporte ailleurs avec le son des guitares, plus ambiancées au niveau du rythme. Parlons justement du rythme, il ne cesse de changer mais pour le meilleur, c’est une courte pièce, mais vraiment bonne à écouter. No Reprisal offre elle aussi plusieurs nuances provenant des guitares au début mais ensuite le rythme part en vrille et c’est headbang garantie. Il y a toujours ce petit coter mélodieux ici et la provenant de la guitare, mais l’ensemble demeure vraiment rythmé. Les back vocaux jouent un rôle important sur cette chanson et s’amalgame très bien à la voix growl du chanteur. One with the Sun viens clore l’album de façon ultra rapide. Une façon de terminer un album qui jusqu’à maintenant n’a pas vraiment offert grand répit au niveau agressivité. Cette dernière chanson offre beaucoup de nuances provenant des guitares.

Avec Extinction(s), Unearth nous offre un album ou toutes les chansons sont susceptible d’être jouer en mode concert. Une production en béton armé. Dix chansons fort bien construites avec de très belles ambiances provenant des guitares. Des changements de rythme qui n’altère jamais l’efficacité ou l’agressivité des chansons. C’est le genre de métalcore qui se mélange très bien au métal traditionnel ou au thrash a certain endroit. Peut-importe notre allégeance dans nos choix de style de métal qu’on préfère, Extinction(s) va plaire à une très large publique. Alors acheter sans tarder cet album qui a coup sur, vous jettera par terre par la grande qualité de ces chansons.

Ma note: 9/10

 
One with the Sun vidéoclip: https://www.youtube.com/watch?v=cz8IbywzOCw
Critique CD par Alain Labonte
Correction de texte par Julia M
©Québec-Métal